LE BILLET DE METROZ
Sauvez les artistes… Tophockey -
17-02-2009
S’il y a bien divergence sur un point, entre spectateurs et coaches, c’est bien sur la définition d’un bon joueur. Dans les estrades, un geste technique, une prise de risque à un moment crucial, une décision téméraire vont ébaudir le payant qui goûte d’abord le spectacle avant l’efficacité. L’entraîneur lui, dont le souci principal oscille toujours entre la victoire d’équipe et la conservation de son poste, goûte nettement moins ce genre d’exercice de haut vol où le joueur risque le salut de l’équipe pour tenter un dribble «High risk » dans sa zone de défense dont l’exécution ratée pourrait engendrer une perte de la rondelle voire un but encaissé. De nos jours, les coaches ont pris l’habitude de s’enticher des « plombiers », travailleurs dévoués au collectif, fiables, infatigables, sans génie mais sans mauvaises surprises, fonctionnaires nouveau cru du sport, amenés à la profession à force d’ assiduité, de détermination et de labeur. Leur désamour va aux artistes qui jouent avec leur nerfs et, de facto, avec leur destin d’entraîneur. Un soir, les artistes décident l’issue du match pour vous, l’autre soir, la défaite leur sera imputée. Tragique fatum de ces derniers équilibristes du sport, ultimes représentants d’une espèce en voie de disparition que le peuple paye très cher pour voir. Pas pour voir les coaches…
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