LE BILLET DE METROZ
La solidarité défaillante... -
22-11-2003
Riccardo Fuhrer sur le retour, Mike McParland qui pleure, Paul-André Cadieux qui renfile son ènième bleu d'entraîneur-chef, Bob Leslie qui fait ses valises prématurément pour la troisième fois en cinq ans, la vie de coach ressemble vraiment à celle des mouches: intense et éphémère. Peu après leur limogeage, les déchus de l'arrière du banc apprécient l'aménité compatissante, petit coup de fil de consolation à l'appui, des collègues attristés certes, mais encore en place dans les autres équipes du championnat. Cette solidarité de circonstance entre des hommes en instance permanente de dégommage contraste avec la férocité d'autres mentors, désoeuvrés ceux-là, dont la chasse au job passe par l'enjambement sans scrupule du cadavre encore chaud de leur prédécesseur déchu. Souvent même, c'est après deux matches perdus de rang par le coach "titulaire" que débute subrepticement cette course effrénée à l'emploi : un petit coup de fil curieux et un brin critique au président du club, quelques remarques judicieusement ciblées à l'oreille du plumitif régional et voilà le travail de sape engagé...
A croire que lorsqu'il en va de leur pomme, les entraîneurs, pourtant grands prêtres du collectif et de l'altruisme, remballent régulièrement leurs reluisants principes fraternels pour revenir à un plus pragmatique "chacun pour moi et moi pour tous...".