LE BILLET DE METROZ
Le roi Puck... -
24-12-2003
Tant de gens tentent de s'approprier l'exclusivité du jeu de hockey. Et parfois, leçon d'humilité oblige, il faut se résigner à l'essentiel. Le seul roi, c'est le puck. Les gardiens s'en soucient, les attaquants s'en occupent, les défenseurs s'en préoccupent, les spectateurs l'observent, les journalistes en scrutent les moindres déambulations. Au fond, le petit morceau de caoutchouc circulaire en arrive à obnubiler nos réflexions au point que que l'émotionnel joue à cache-cache avec le rationnel des coaches autant de que des observateurs les plus assidus d'un sport qui nous fascine autant qu'il échappe à l'entendement des plus savants stratèges d'un sport dont on ne perce jamais plus que les secrets qu'il veut bien nous révéler au compte-goutte.
Et Dieu sait s'il sont nombreux les soi-disants érudits qui tentent à l'envi et au jour le jour de nous alimenter de leurs délires mathématiques pour percer les secrets d'une discipline dont la complexité n'a d'égal que l'improbabilité du résultat. Un Krueger au meilleur de sa forme télévisée comme un Fuhrer au meilleur de son art séductif ne suffiront jamais à nous convaincre que le hockey ne reste pas un sport d'émotion où les soirs de fortune ne servent jamais à compenser les soirs où votre gardien, sa femme l'ayant quitté le matin-même, vous dira que le puck était invisible et que Dame Chance lui avait faussé compagnie... Moi, le puck, je t'aime pour ça. Même si mon frère, il y 25 ans, me l'avais shooté sur la lèvre inférieure un après-midi de jeu sur la patinoire naturelle de Sembrancher en Valais. Sans masque, comme gardien, c'est un peu dangereux... Tout de même....