LE BILLET DE METROZ
Cinq mois pour un rachat... -
11-05-2003
Nous voici parvenus au point final d'une saison qui a délivré au hockey suisse ses meilleures passages en fin de parcours avec un championnat du monde extrêmement réussi compte tenus des frayeurs que la sélection rajeunie et partiellement amputée aurait pu susciter. Ce petit baume de dernière minute contribue à un certain soulagement au terme d'un exercice qui a sérieusement ébréché l'image du sport qui nous occupe, alternant les scandales autour d'un président fraudeur, d'une équipe qui oublie des points de règlement et se voit privée de participation aux play-offs et enfin d'une ligue nationale sans tête qui ne sait ni où elle s'en va ni ce qu'elle se veut, ce qui n'arrange rien aux affaires, tant s'en faut...
Au bout de ce compte mal bouclé, les joueurs de l'équipe nationale et Ralph Krueger auront été les seuls à faire fi de ce climat délétère et à laisser parler le jeu de hockey comme premier argument de vente dans un sport où les présidents, administrateurs, coaches et managers devraient tous chiffonner et balancer leur ego afin de laisser les joueurs squatter l'avant-scène et remplir le rôle d'amuseurs et d'acteurs que trop d'opportunistes tentent de leur voler sans rouge au front ni tact aucun.
L'espoir fait vivre, les illusions aussi. Le petit monde du hockey suisse a maintenant cinq mois pour rallumer le sérieux et la crédibilité dans la tête et le porte-monnaie du grand public comme des milieux économiques. Gageure titanesque mais nullement insurmontable, certainement plus aisée que de réussir à voir sur le réseau télévisuel helvétique la retransmission en direct du mémorable Suède-Finlande (6-5) de mercredi soir et le but égalisateur aussi historique que magistral de Peter Forsberg...