LE BILLET DE METROZ
Quand les coaches n'ont plus qu'à prier... -
06-04-2003
L'ignoble campagne de démontage orchestrée ces derniers jours à l'encontre de Ronnie Rueger par la presse alémanique et vaudoise met en lumière l'extraordinaire exposition des hommes au masque grillagé dans le contexte d'une finale de playoffs et par extension dans celui du hockey moderne en général. Une bonne ou une mauvaise soirée de votre gardien de but et voilà que les stratégies savamment échafaudées une saison durant deviennent aussi futiles que superfétatoires. Dans une série Lugano-Davos où les acteurs de plus en plus ereintés commencent à commettre des erreurs défensives plutôt embarrassantes à ce niveau, le rôle de Lars Weibel et de Ronnie Rueger devient central à un point que leurs coaches respectifs n'auront guère d'autres recours que de prier le ciel pour que leur dernier verrou ne présente pas la moindre fissure ni technique ni mentale. Car c'est bien sur eux et leur performance de ces trois dernières journées de championnat que se jugera l'attribution du précieux trophée bleu de champion. Le reste, les buteurs, les assistances, ne seront que l'ultime résultat de ce duel de "goalies" à cinquante et quelques mètres de distance.
Parlant de gardiens et constatant que finalement seulement onze (Sulander étant Finlandais) postes de gardien titulaires étaient disponibles cette saison en ligue nationale A, on dira sans risque de beaucoup se tromper que c'est finalement le seul poste de notre hockey national sur lequel les joueurs suisses sont soumis à une véritable concurrence. Et quels sont nos deux seuls patineurs à évoluer à plein temps dans la National Hockey League (NHL)? David Aebischer et Martin Gerber, deux gardiens de but, tiens, tiens... Comme quoi une concurrence acharnée a de quoi vous forger le caractère, non ?