LE BILLET DE METROZ
Prestigieuse et si vite oubliée... -
06-01-2006
Trois questions récurrentes de la première semaine de janvier : "Alors bien passé les Fêtes ? Es-tu allé à la Coupe Spengler ? Y avait-il des jolies meufs à ta soirée du 31 ?" Moi c'est toujours deux fois oui et une fois non... Et pourtant, Dieu sait si la Coupe Spengler, on l'aime. Meilleur tournoi honorifique du monde, le rendez-vous de Davos fut l'indispensable étincelle qui enfanta notre primesautière passion pour le hockey, époque dorée de notre enfance où nos frimousses de poupards rougies par le froid de la patinoire naturelle du village, venaient se réchauffer devant le poste TV et les images en noir-blanc de la Coupe Spengler. Pour perpétuer la tradition, et bien la Spengler, on se l'est jouée cette année encore sur le sofa en mangeant des canapés. Et pas le contraire. Petite semaine de farniente télévisuel pour se mettre en appétit, expression choisie, avant les épreuves herculéennes de 2006 avec les JO de Turin et le WM de foot en Allemagne où les copains qui n'iront envahir ni le Piémont ni la Germanie ont d'ores et déjà réservé mon salon afin de célébrer à la hussarde chaque but marqué, chaque point glâné, chaque victoire des hommes de Ralph Krueger puis plus tard en juin de Köbi Kuhn.
Sans oublier avant cela, le championnat suisse de hockey de LNA, les finales de promotion LNA/LNB et même, à la mi-mai, les Championnats du Monde de hockey à Riga en Lettonie.
Après tout ça, à la mi-juillet bien malin qui se souviendra encore, hélas, du nom du vainqueur de la Coupe Spengler 2005 ?...