LE BILLET DE METROZ
Deux heures de dépaysement... -
17-02-2006
Turin, c'est à deux heures de de route et pourtant, le dépaysement pourrait sembler d'une brutalité quasi-insoutenable pour les hommes de Krueger. Jamais dans un championnat du monde du groupe A ou dans des Jeux Olympiques, notre équipe nationale n'avait été confrontée d'aussi près à la crème de la NHL. A Turin depuis mercredi, nos Helvètes peuvent juger sur pièce de la différence de talent qui les sépare des meilleures équipes du monde lorsque celles-ci, une fois n'est pas coutume, disposent de l'intégralité de leur effectif, joueurs NHL y compris. Aucun de nos attaquants ou défenseurs ne pourrait décemment aspirer à une place de sélectionné chez les Russes, Canadiens, Suédois, Américains, Finlandais, Slovaques ou Tchèques, en gros dans ce qui se fait de mieux sur la planète hockey.
Mais, et c'est encore heureux, le hockey reste un sport d'ensemble où l'addition des talents indidivuels n'égale pas toujours la somme des efforts de tout un groupe. Conséquence, la Suisse, en ne comptant que sur un collectif défensif ultra-discipliné, une combativité à la "Morgarten" et surtout le talent de ses deux gardiens estampillés NHL, Aebischer hier surtout, peut accrocher de temps à autre un gros poisson au bout de sa ligne. Ce fut la Russie en 2000 à St-Petersburg, la Tchéquie à Turin. Désormais, les favoris sont avertis...