LE BILLET DE METROZ
La paille et la poutre…
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10-03-2006
Quand nous étions petits, non seulement nous n’étions pas grands, mais notre entraîneur ne cessait de nous répéter : "Surtout, ne pas prendre de pénalités inutiles, et si possible pas de pénalités du tout !" Trente ans après, rien n’a changé. Que ce soit aux dernières Olympiades, ou depuis le début des play-offs il y a 10 jours, les matches ne se décident quasiment plus qu’en supériorité ou infériorité numérique. A se demander s’il est encore opportun de jouer à cinq contre 5, tellement le jeu avec effectif au complet est devenu encombré et insipide. Avec dix joueurs de champ toujours plus rapides, robustes, gros et grands, la patinoire en vient à ressembler à un corridor où le trafic de dix joueurs de champ fait penser à une autoroute estivale en journée rouge.
Ajoutez à cela la nouvelle interprétation des règles de jeu pour que le fardeau s’alourdisse encore sur les épaules arbitrales: plus de responsabilités et donc encore plus d’impact sur l’issue des matches. Une pénalité de plus par-ci, une autre de moins par-là, et voilà que coaches et joueurs, rarement conscients de leur propre impéritie d’un soir, lèvent solennellement les bras au ciel, vouant aux gémonies les "zébrés", victimes choisies et éternels responsables de toute défaite autrement inexplicable. La paille dans mon œil et la poutre dans celle du voisin, ça vous dit quelque chose ?