LE BILLET DE METROZ
Jouer ou boire, il faut savoir… -
22-09-2006
Une bonne bière après l’effort. L’image n’est certes pas d’Epinal, mais tout hockeyeur a déjà connu la griserie d’une blonde, pour une fois pas callypige, après l’effort sur glace. La question de l’alcool chez les sportifs suscite de spectaculaires débats médico-socio-philosophiques où spécialistes en tous genres s’entre-déchirent à verbes mouchetés sur les méfaits ou a contrario sur les valeurs relaxantes du 4e tiers-temps arrosé.
Qui ne se souvient pas de John Sletvoll, l’entraîneur à succès de Lugano au siècle passé, qui dans les moments de crise emmenait ses joueurs en guinguette pour diluer, voire même noyer, le goût amer de quelques défaites en série. « Pour resserrer les rangs », qu’il disait, « il mago » suédois.
Et puis il y a les ascètes, les spartiates et autres exercitants venus de ces austères écoles où l’on maudit le « in vino veritas » et où l’après-match n’a rien à voir avec la franche rigolade au coin du premier de bar venu. Pour ceux-là, pas de 3e mi-temps ni de coup du milieu, c’est métro-boulot-sinalco-dodo et resserrage de rangs par l’ordre et la discipline.
Rien ne pourra jamais vraiment rapprocher deux pensées aussi antagoniques, même si personne, in fine, n’a complètement tort ou raison. Quant à nous autres, observateurs, spectateurs, journalistes, ou autres amateurs de sport, nous pourrions, à l’approche de vendanges prometteuses, nous abstenir momentanément de prendre position. Alors santé !