LE BILLET DE METROZ
Kim, quoi, comment ? -
06-04-2007
On adore les traiter de tous les noms, leur réserver notre mépris ou notre contemption, glorifier leurs hauts faits, les rembarrer, critiquer leurs choix, juger – après coup bien sûr - leurs prises de décisions, sourire de leur courroux ou encore jauger avec un brin de commisération la précarité de leur position. A l’évidence, dans le sport professionnel, hormis ces joueurs que l’on se prend à aduler autant qu’à surprotéger, qui davantage que le coach alimente le plus immanquablement discussions, polémiques et bavardages de tout acabit ?
Cible rêvée de la vindicte populaire ou héros éphémère lorsqu’un petit instant d’antenne lui est laissé au soir d’une victoire dont ses joueurs s’attribueront de toute façon l’exclusive paternité, le coach reprend inexorablement dimension humaine face à la solitude de son rang et la volatilité de sa superbe comme de celle de son emploi.
Symbole vivant de cette épuisante combinaison amour-haine, Kim Collins, entraîneur de Bienne, livré ces derniers jours aux lions médiatiques voire clubistes, a dû comprendre en l’espace d’un tour final combien ni le respect de la personne ni ses états d’âme ne constituent des soucis de premier ordre chez ses détracteurs, ses admirateurs et même ses chefs…