LE BILLET DE METROZ
Noir c’est noir… -
21-09-2007
Le hockey suisse, à l’avant-saison, c’était franchement le mur des Lamentations. Vous faisiez le tour des chaumières et à chaque fois le même refrain, plaintif et lancinant, vous rebattait les oreilles : « La période de préparation a été très moyenne, il nous manque deux défenseurs de qualité, les autres équipes sont plus en forme que nous, nos étrangers ne sont pas encore adaptés au jeu européen, on a trop de blessés, on n’a pas une si bonne équipe que ça… » et j’en passe des meilleures.
On se demande pourtant si cette subreptice stratégie de dolorisme contrit n’est pas grosse d’une tactique de camouflage assez peu subtile. Qui n’accouche in fine que d’une molle impression de fausse modestie mêlée d’auto-flagellation, limite dépression, où l’on se rapetisse, se sous-estime, se martèle l’ego pour mieux berner l’adversaire ou simplement pour masquer ses ambitions, lesquelles ont pourtant été secrètement revues à la hausse comme il se doit à chaque intersaison.
Comme ça, au cas où le vent tournerait mal, on avait de tout façon annoncé que ça n’allait pas fort. Et dans le cas contraire, on se frottera les mains d’avoir déjoué les pronostics et trompé son monde. Tout ça en croyant encore que le monde n’y voit que du feu…