LE BILLET DE METROZ
Comme dans les westerns… -
05-10-2007
Octobre, temps béni de la Foire du Valais et maudit des premiers congédiements de coaches. Moment idoine (si ce n’est déjà fait…) que choisissent les mécontents de la première heure pour exécuter les injonctions des médias, sponsors et autres fans courroucés et procéder aux premiers remaniements de personnel. Et que volent joueurs étrangers discrets et coaches infortunés. Pour ces derniers, au moment du siège éjectable, on distinguera deux catégories, distinctes par la patience dont font preuve les dirigeants à leur égard : les gentils et les méchants, un peu comme dans les westerns de notre enfance. Lorsque la tempête fait rage et que les trous se font de plus en plus nombreux sous la ligne de flottaison, les entraîneurs durs et peu soucieux des états d’âme de leurs ouailles sont les premiers à passer par-dessus bord. La décision aura été rapide, tant les joueurs ont passé en catimini dans le bureau du président pour se lamenter des outrages psychologiques que leur aurait infligé ce mentor, ignoble, trop ferme, sans tact ni manières. Au gentil coach, compréhensif, à l’écoute attentive et quasi-touchante de ses hommes, on commencera par adjoindre un superviseur, on le convoquera pour un premier et convivial sermonnage à la réunion du conseil d’administration du lundi, on dira qu’il est tout de même sympathique, que les joueurs l’aiment bien en dépit des résultats médiocres. Au bout du compte, après des semaines de valse-hésitation, on le jettera lui aussi, ou mieux encore on le confirmera dans ses fonctions, mais comme chef technique car on a un contrat de deux ans avec lui « que nous nous faisons un point d’honneur de respecter… » comme ils disent si bien.
Comme quoi, le dicton qui veut que « les bons gars finissent toujours derniers (en anglais : « Good guys always finish last » ) est aussi vrai dans ce cas. Les gentils sont souvent les derniers à être virés…