LE BILLET DE METROZ
Du chinois ou presque… -
30-11-2007
Même si on lui prête des origines amérindiennes, le hockey est aujourd’hui devenu l’apanage des anglophones. Dans le langage tout au moins. Au point que les francophones y perdent quasiment leur… latin. Contrairement aux Québécois qui proscrivent tout anglicisme dans leur parler médiatique, nous autres usagers européens de la langue de Molière devont subir sans mot dire l’inexorable avancée des grands Bretons dans le vocabulaire hockeyistique.
Certes, on concèdera certains canadianismes aux émérites inventeurs de ce merveilleux sport qui nous passionne à l’année longue, mais force est de constater que pour ceux qui ne s’endorment pas avec la version originale de MacBeth, les compte-rendus journalistiques peuvent rapidement s’apparenter aux plus nébuleux des volapuks.
Certains moins initiés vont même jusqu’à revendiquer sourcil levé des traductions, quasi-instantanées, pour comprendre en français ce que d’autres aimeraient bien leur expliquer au travers des « bodycheck», « crosscheck », « forechecking » « backchecking » et autres « icing » lorsque l’on dégage le puck du « slot ». Comprenez mise en échec, double-échec, échec-avant, échec-arrière et finalement dégagement interdit lorsque l’on désire expédier la rondelle hors de l’enclave.
Alors, un peu plus avancés maintenant ?