LE BILLET DE METROZ
Faites ce que je dis mais… -
22-02-2008
En ces temps où la course à l’emploi vire à la frénésie, que ce soit chez les joueurs comme chez les entraîneurs, il est un mot dont le contenu se vide au fil des ans lorsqu’il n’est pas purement galvaudé par ceux qui le clament à l’envi : loyauté.
Certains jours, on s’interroge comment les coaches peuvent-ils bien exiger de leurs joueurs qu’ils partent à l’assaut glaive brandi et poitrine au vent pour défendre l’honneur de leur bannière ou de leur maillot quand certains de ces mêmes joueurs ont déjà un futur contrat en poche avec l’adversaire du jour ?
Pis encore, lorsque l’entraîneur lui-même est déjà plus ou moins secrètement passé à l’ennemi en cours de saison, sécurité du futur emploi oblige. Exemple concret, si le EV Zug de Sean Simpson devait affronter en play-offs les Lions de Zürich, sans doute coachés la saison prochaine… par Sean Simpson.
Ce jour-là, on aimerait bien être mouche pour entendre le mentor dans son homélie d’avant-match. S’il parvient à placer le terme « loyauté » dans son exercice réthorique, alors c’est un vrai illusionniste dans l’art de l’édification des foules ou tout simplement un béni du don de Démosthène…