LE BILLET DE METROZ
Le salaire de la peur… -
14-03-2008
« Un millier d’hommes qui ne craignent pas pour leur vie sont bien plus dangereux que cent mille hommes qui craignent pour leur fortune ». Trois siècles, une révolution française et quelques hommes sur la lune plus tard, cette maxime de Diderot, traduite dans un idiome de playoffs, sonnerait ainsi : « Quelques joueurs moyens mais en pleine confiance sont bien plus dangereux qu’une équipe de stars convulsées par l’obligation de gagner et de sauver leur réputation ».
Lugano en 2005 contre Berne, Berne en 2006 contre Kloten, à chacun son tour de ces cadors de la ligue de passer au tourniquet face à l’ultime qualifié du tour préliminaire. Mardi soir, c’est Berne encore lui, pourtant sémillant vainqueur de la saison régulière, qui a encouru les effets dévastateurs d’un ouragan fribourgeois venu des tréfonds de la huitième place, acquise in extremis en antépénultième journée de championnat.
Le mot-clé n’est autre ici que la peur : peur de perdre, peur de la sentence patronale, peur du jugement médiatique. Face à lui, légèreté, joie et confiance de celui qui ne ressent justement aucune peur puisqu’il n’a rien à perdre. Et donc rien à prouver…