LE BILLET DE METROZ
Un petit qui frétille… Tophockey
-
15-12-2008
S’il est un dilemme récurrent, c’est bien celui qui déchire les observateurs à savoir s’il vaut mieux être gros que petit dans le jeu de hockey. Un minus qui patine tel la bise ou un grand costaud qui s’installe comme un empoté devant le gardien pour lui masquer la vue sur le jeu de puissance ? Les puristes rétorqueront que le mec plus ultra dans le hockey, c’est encore le maous qui allie vitesse, puissance et habileté mais ces spécimens-là ne se produisent ou se reproduisent qu’en séries limitées. Sûrs qu’ils ne jouent pas en Suisse, rarement en Europe, peut-être en Russie et sûrement dans le grand barnum de la NHL chère à nos cousins d’Amérique.
L’introduction des nouvelles règles en hockey, avec interdiction d’accrocher ou de retenir les petits, a bien contribué à l’épanouissement des laissés pour compte de la toise et des poids plume. Aussi sûr que la violence tolérée et l’engagement physique au hockey convoquent toujours autant l’irréfragrable importance des balèzes et autres malabars des coins de patinoire et de l’enclave.
A défaut de se décider pour les petits qui frétillent ou les gros qui parfois roupillent, on se dit qu’au hockey aussi, faut certainement de tout pour faire un monde…
www.geraldmetroz.com