LE BILLET DE METROZ
Les sifflets à 2 vitesses... -
17-03-2002
Les rencontres de ces derniers jours nous montrent l’incroyable inconsistance de nos arbitres lorsque s’en vient le temps des play-offs. Toutes les belles résolutions prises durant l’avant-saison sont désormais lettre morte. La règle des dix secondes lors des engagements n’est plus du tout respectée, les coaches font ce qu’ils veulent même à l’extérieur, les joueurs peuvent accrocher et retenir les non-porteurs de la rondelle, obstructions, coups de poing devant la cage après les arrêts de jeu, tout est désormais toléré car les directeurs de jeu tremblent à l’idée de devoir prendre une décision qui influencerait trop fortement l’issue finale d’une rencontre. De leurs côtés, les joueurs s’en donnent à cœur joie devant la démission des directeurs de jeu. Dans ce laxisme général, la qualité du jeu en prend un coup car les bons joueurs se voient souvent mis sous l’éteignoir par des garde-chiourme qui se permettent toutes les horreurs sous l’œil permissif de ces arbitres-alibis.
A force de ne pas vouloir prendre la responsabilité de changer le cours des matches (en donnant des pénalités par exemple), nos "rayés" décident à fortiori les rencontres par leur non-engagement et leurs non-décisions. Ne rien décider, sous prétexte de ne pas vouloir influencer les événements, fait alors exactement effet contraire et le manque de courage et de professionnalisme des arbitres finit par fausser les matches en permettant des gestes coupables que les joueurs commettent en toute impunité sous le justificatif d’un contexte play-offs. Pas étonnant dès lors que nos joueurs de l’équipe nationale soient parfois complètement déboussolés sur la scène très physique des championnats du monde ou des Olympiades, l’esprit coincé entre le sifflet bêtement pointilleux des arbitres de début de saison et leur totale absence dans les séries finales.